Blog en transformation
Nous vous prions de nous en excuser. Il est toujours possible de retrouver de plus amples informations sur notre blog :
Démuseler la peinture ouvert en juillet
2007
Démuseler la peinture ouvert en juillet
2007
Ce livre de 144 pages reprend l'histoire des débuts de ce mouvement créé par Georges Koutsandréou et Martina Charbonnel à partir de la déclaration de la figuration supra-naïve en décembre 2005.
Cinq ans déjà que ce mouvement qui a connu des évolutions importantes est censuré par les instances artistiques pour des raisons analysées dans ce livre.
Conjonction dans la peinture interroge l'histoire de la peinture moderne et contemporaine à travers les mouvements qui l'ont marquée et les différentes lignées qui parfois s'entremêlent et explique pourquoi et comment Conjonction s'inscrit dans la suite de l'histoire.
La notion de passage est expliquée à l'aide de schémas. Il démontre pourquoi le postulat de Barnett Newman sur la déclaration de l'espace ouvrait la possibilité d'autres développements conceptuels ultérieurs notamment dans la figuration.
Au delà des explications conceptuelles parfois un peu sèches, ce livre montre comment ce mouvement existe depuis ses origines grâce aux confrontations les anciens forums d'art press ou du Palais de Tokyo, débats parfois violents avec des personnes représentant le discours institutionnel mais aussi discussions amicales et coopératives sur le blog des auteurs de ce mouvement , démontrant que non seulement ces concepts sont compréhensibles pour les personnes de bonne volonté mais que la réflexion peut aussi s'enrichir d'échanges mutuels.
Pour finir le livre revient sur les deux principales idéologies qui verrouillent l'histoire de l'art en insistant sur la nécessité de l'innovation artistique notamment dans la peinture dont l'histoire a été sacrifiée. Inventer est le devoir de tout créateur pour que l'humanité ne succombe pas aux régressions en tous genres.
Ce livre est indispensable à qui veut comprendre pourquoi et comment il est aussi important de poursuivre l'histoire de la peinture
C’est dans un contexte extrêmement défavorable à la peinture et plus particulièrement à une peinture de recherche que nous avons fondé en deux temps le mouvement CONJONCTION.
Il faut savoir que dès nos premières revendications en 2005, nous avons informé les milieux artistiques de nos recherches. Nous avions demandé une évaluation de la figuration supra-naïve ( prémisses du mouvement avec l’application du passage minimaliste à la figuration à la mission d’évaluation de la délégation aux Art plastiques.
Non seulement, nous n’avons reçu aucune réponse ( un grand classique) mais nous avions découvert à ce moment là qu’il n’y avait aucun expert en peinture au Ministère de la Culture . C’est tout dire ! Pouvions nous laisser l’histoire de la peintures se terminer dans les oubliettes des Institutions qui n’ont eu de cesse d’effacer cette discipline en ne tolérant que les peintres déjà reconnus ?
Depuis les premières phases conceptuelles du mouvement posées en 2005 nous n’avons cesse de rappeler les leçons de la peinture contemporaine et l’inscription du mouvement dans l’histoire. Pour l’anniversaire des cinq ans du mouvement ( janvier 2010 nous préparons un livre sur le mouvement CONJONCTION .
Mais quel besoin de lancer un nouveau mouvement pictural dans un contexte aussi défavorable ?
« J’ai choisi d’être peintre par goût de l’invention. La peinture s’est imposée à moi parce qu ‘elle avait accompagné l’histoire de l’humanité dès ses origines ; Quand je suis entré aux Beaux-Arts au tout début des années 70, tant de choses avaient été dites par la peinture que trouver de nouvelles pistes ou des concepts inédits semblait une gageure.. Je n’ai eu de cesse durant toute ma vie de tenter de relever le défi et j’y suis parvenu ».
Tel pourrait-être le credo de Georges Koutsandréou.
Ce devrait-être celui de n’importe quel artiste qui se respecte et qui comprend que la véritable création est celle qui ouvre un nouveau champ investigations dans sa discipline. Cet esprit pionnier n’a jamais abandonné Georges Koutsandréou dès ses premières peintures. C’est grâce à ses trouvailles conceptuelles que dans qu’il a attiré l’attention du galeriste Jean Fournier qui lui a acheté quelques peintures.
Au contact de Georges Koutansdréou Martina Charbonnel a choisi de suivre également une voie novatrice en peinture associant ses recherches aux siennes.
Au tout début des années 90 estimant que la peinture conceptuelle abstraite avait momentanément atteint ses limites, nous avons mené des recherches dans la figuration. Après différentes étapes de recherches séparées ou communes nous avons abouti aux premières revendications de la figuration supranaîve.
Comment en vient-on à créer un mouvement ?
Est-ce l’œuvre qui amène la définition conceptuelle ou est ce le concept qui posé d’avance conditionne les oeuvres ?
Pour nous le concept n’a été ni postérieur à l’œuvre ni antérieur. L’œuvre et le concept se sont toujours construits simultanément, l’un entraînant l’autre et les recherches de l’un rejaillissant sur l’autre sans que ce soit une obligation. Les concepts du mouvement sont ceux qui sont communs à nos deux démarches
Dès années avant publication des premiers textes du mouvement, nos recherches respectives faisaient subir au personnage traversant le format la contrainte d’un minimalisme formel. Certaines étapes de recherches ont été plus ou moins affirmées dans ce sens mais ce concept dictait l’orientation de nos travaux. L’aboutissement de nos démarches et sa définition en un concept commun proposant de nouvelles voies à la figuration nous a conduit à poser les premières revendications du mouvement que nous avions appelé la figuration supra-naïve. Si le concept de base du mouvement défini en décembre 2004 du passage en peinture ( issu du minimaliste ) reste inchangé sa formulation et son approfondissement se sont étoffés au fil des confrontations et bien évidemment enrichies au fil de nos travaux enrichies au fil de nos travaux.
Que l’on ne vienne pas nous dire que nous ne sommes pas assez nombreux pour initier un mouvement ou que nous ne pouvons rien sans la permission des institutions. C’est au regard de l’histoire de la peinture que CONJONCTION existe et les gens qui allègrement décrété la fin de l’histoire avant d’admettre qu’ils s’étaient peut-être trompés n' ont peut être pas les mieux placés pour juger de la pertinence de ce mouvement.
Conjonction est un mouvement à part entière parce que nous sommes au moins deux à décliner les mêmes concepts tout en gardant la spécificité de notre peinture respectives. A partit de là, il est évident que les voies tracées par CONJONCTION peuvent influencer d’autres démarches.
Nous comptons sur la force des revendications conceptuelles de
CONJONCTION et de ses évolutions possibles pour aborder l’avenir avec confiance.
Explications sur l'histoire de la peinture :
Des peintres minimalistes américains jusqu'à nous
L'autre
passage par l'effet tunnel
LES PREMISSES
Les prémisses de ce mouvement ont d’abord été théorisées dés janvier 2005 sous l’appellation « Figuration- supra-naïve » : « La figuration issue du minimalisme en peinture revendiquant la naïveté au second degré » avant de devenir Conjonction en Octobre 2007 suite à de nouveaux apports conceptuels
En Janvier 2005 nous avions affirmé :
La figuration supra-naïve est une invention dans la figuration.
- Elle prolonge l’apport du minimalisme en peinture grâce passage à l’intérieur du format traditionnel, (c’est à dire le rectangle blanc) en y ajoutant une technique figurative déformée au paroxysme ou désarticulée.
Nous avions précisé ensuite que :
Le passage (spatial) de la figure (humanoïde) traversant le format rectangulaire en entrant et sortant par différents côtés du rectangle introduit la troisième dimension sans recourir à la perspective.
Dès le début de la figuration supra-naïve, il s’agissait déjà de la figuration en trois dimensions, peinte en seulement deux dimensions ( la troisième dimension étant suggérée par la dimension spatiale du personnage ( « déclaration de l’espace « selon le principe énoncé par Barnett Newman)
LA FIGURATION SUPRA NAÏVE DEVIENT « CONJONCTION »
2007 Une étape cruciale : Nouveaux apports conceptuels
En avril 2007 la deuxième phase conceptuelle de ce mouvement débouche sur une nouvelle revendication :
2 Nous revendiquons la conjonction perpendiculaire du passage de la figure ( humanoïde) sur ( au-dessus) le format rectangulaire associée à son autre passage " à travers le format "( de l’autre côté de la toile ) par la cible à effet tunnel.
Grâce à ces nouveaux concepts, toutes les peintures de Conjonction qui sont toujours peintes en deux dimensions expriment trois dimensions en suggérant la transdimensionnalité.
Cet apport essentiel à ce mouvement pictural nous conduit à le rebaptiser CONJONCTION de façon à mettre en évidence la primauté de la conjonction perpendiculaire de ces deux passages sur tous les autres concepts.
Le 24.10 2007
POURQUOI EST-CE UN MOUVEMENT ?
Si au-delà des revendications conceptuelles, nous affirmons « Conjonction » comme un mouvement, c’est parce nous sommes déjà deux à interpréter ces concepts autour de démarches picturales totalement différentes voire éventuellement les pousser plus loin. Ceci signifie que ces concepts ouvrent de nouvelles pistes à la peinture.
DÉVELOPEMENTS ULTERIEURS
Octobre 2008
Georges Koutsandréou met en évidence et prolonge dans son oeuvre une autre possibilité de passage grâce la cible à double sens.
Additif de septembre 2009
Nous revendiquons l’inscription du mouvement CONJONCTION dans la suite de l’histoire de la PEINTURE ; il s’agit uniquement de la peinture et non d’une autre discipline des arts plastiques y compris celles qui usurpent abusivement l’appellation peinture.
Il n’existe aucune recherche de pointe dans quelque discipline que ce soit qui ne passe par une spécialisation. Ne pas reconnaître le bien fondé de la spécialisation en peinture pour faire délibérément éclater les formes et les repères artistiques pour rendre impossible toute invention tangible favorise le recul de la civilisation.
La défense de l’histoire de la peinture dans le souci de l’impérieuse nécessité de l’enrichir de nouveaux apports est pour nous une question d’éthique.
Depuis que nous avons commencé à expliquer les concepts de la première phase de ce mouvement « CONJONCTION »,
force est de constater que la traversée du désert de la peinture dont la continuité historique a purement et simplement été niée au nom de la fable de la fin de l’histoire.
Les premières confrontations ex forum d’art-press et forum du palais de Tokyo nous ont placé face à une mauvaise foi qui n’a pas laissé beaucoup de marge pour que les concepts puissent être
discutés avec sérénité et lucidité.
Pour saisir le sens de notre notre démarche, il faut donc posséder quelques clés :
1 Comprendre la continuité historique de notre démarche qui consiste à prolonger dans la figuration les interrogations posées par les peintres minimalistes américains tels que Newman et Noland dans les années 50 et 60 .
2 Considérer la dimension spatiale de notre démarche : Peu de personnes ont compris celle de Barnett Newman . Au mieux elles ont eu conscience que les zips de Barnet Newman se prolongeaient au-dela de la toile, donc sur le mur, ce qui est déjà une première compréhension du passage. Mais l’apport le plus important de la peinture de Newman est ce qu’il a expliqué en disant à propos de ses zips « qu’ils déclaraient l’espace sans le diviser ». De cette façon cette bande peinte en deux dimensions exprimait automatiquement la troisième. Volumique en circulant dans l’espace à la vitesse de la lumière, pour le regardeur n’importe quel objet semble plat devant sur la toile. C’est la leçon des zips de Barnett Newman.
Clés pour la première phase du mouvement :
Etait -il possible d’appliquer ce principe à la figuration et dans ce cas quelles seraient les conséquences sur la peinture ou plutôt sur les formes gravitant dans l’espace ?
C’est ce à quoi nous nous sommes attelés dès les premières théorisations de la figuration supranaïve en 2005. Partant du postulat de la déclaration de l’espace par n’importe quelle une figure traversant de part et d’autre la toile rectangulaire, nous avons cherché de quelle façon une forme humanoïde pouvait rester figurative.
L’application de la vitesse de la lumière à ces formes aboutit à quelque chose de ressemblant aux zips de Newman ou aux zigzags de Keneth Noland.
Il nous fallait donc imaginer une légère décélération de la vitesse astronomique par rapport à la vitesse de la lumière.
Bien que le passage soit moins rapide, les personnages apparaissent cependant fortement déformés, déformations étant donc dues à la fois à la vitesse de leur passage et aux contraintes liées au format dans lequel elles s’ intègrent fugitivement. Loin d’être statiques, les formes humanoïdes sont toujours en mouvement . Chaque toile représente le point d’intersection entre le support rectangulaire statique et le mouvement d’un personnage passant au-dessus du format à une vitesse astronomique.
Sans prise en compte deux données fondamentales il n’est pas possible de comprendre comment des personnages peints en 2 D peuvent être considérés en 3 D .
Entre 2004 et fin 2006 nos peintures respectives ont connu quelques évolutions à l’intérieur de ces concepts mais le grand principe en a été le passage de la forme humanoïde sur la toile ou à l’intérieur du format traditionnel « déclarant l’espace sans le diviser » .
La série « rectangles » de Martina Charbonnel (décembre 2005) a ouvert de nouvelles perspectives amenant une réflexion sur les cibles et d’autres pistes de travail jusqu’à la définition fin mars de la deuxième phase à l’origine du mouvement « CONJONCTION ».
« Nous revendiquons la conjonction perpendiculaire du passage de la figuration sur le format rectangulaire associée à son autre passage " à travers le format " par la cible (en deux dimensions) à effet tunnel : le tout amenant l'illusion volumique de la troisième dimension sans aucun trompe l'œil simplement par la " déclaration de l'espace " définie par ces passages ».
Pour comprendre ce nouveau concept, il faut avoir à l'esprit les cibles de Noland amenant le concept du passage par l'effet tunnel c'est à dire un passage à travers la toile pour aller vers un autre univers que le notre (conceptuellement parlant et par anticipation scientifique). Les physiciens démontreraient l'effet tunnel avec l'exemple de la spirale dont la représentation picturale en deux dimensions est la cible qui exprime la même profondeur sans recourir à la perspective.
CONJONCTION reprend ce concept et l'applique à la figuration. Dans nos peintures respectives nous exprimons le passage transversal par la cible à effet tunnel par laquelle forme humanoïde " passe aussi à travers c’est à dire de l’autre côté
Dans la peinture de Georges Koutsandréou les cibles ovales à effet tunnel, la vitesse de rotation du tunnel est plus marquée grâce à l'irrégularité des couronnes elliptiques.
Dans la peinture de Martina Charbonnel , les cibles rectangulaires à effet tunnel, c'est le détail du centre de la cible qui est représenté. La différence de couleurs entre l'épicentre et les bords indique des consistances différentes des parois du tunnel et donc des glisses à des vitesses importantes à l'intérieur du tunnel.
Dans les deux cas, il y une a conjonction perpendiculaire entre le passage de la Forme humanoïde traversant la surface du rectangle à une vitesse astronomique et son passage tranversal par l'intérieur de la cible grâce à l’effet tunnel.
Cette conjonction perpendiculaire des deux passages sur le rectangle et à travers la toile est fondamentale.
Ce concept appliqué à la figuration n'a jamais été envisagé en peinture pas même dans l'abstraction ou le minimalisme.
Il déclare les quatre dimensions dans une peinture exprimée seulement en deux (donc la transdimensionnalité).
Ce que montre ( en seulement 2 D ) les peintures du mouvement Conjonction pourrait être appelée une conjonction sidérale.
Is a new movement in painting still possible in the 21st century ?
« No » we were told on various occasions of debate.
And yet…
The CONJONCTION movement does exist ! It carries on and completes
the global history of Painting : this advanced painting has been worked out in two stages : first, the « supra-naive figuration » in 2005 which applied the principle of
« passage » ( given up in painting since the time of « supports-surfaces ») to figuration.
Then, in 2007, the concepts of this movement extended and the notion of passage became more complex . This second stage in our assertions brought us to change the name of the movement, now called
: « CONJONCTION ».
CONJONCTION is a MOVEMENT and not the mere pictorial operating
process of two painters stating the same concepts with their own sensibility and personality. It’s a movement in so far as it opens new ways to painting and offers its reflections to other
painters ready to take part in them. Some have begun to work at it.
Who are we
?
Two artists living and working in Bordeaux.
Georges Koutsandréou born on 7 July 1951 : he has painted since he was 17 years old.
Martina Charbonnel born on 24 October 1952 : she has painted since she was 25 years old.
Painting is our vocation. Our creation has always been founded on research and invention, that the history of painting may live and progress.
Martina Charbonnel 208 cible concentrique 8 100x100
You can find english textes in the new category : Translation.
Pour fêter les cinq ans du mouvement CONJONCTION ou plutôt de ses prémisses fin 2004 avec le premier manifeste de la figuration supra-naïve, nous avons prévu de retracer son histoire, le contexte dans lequel ce mouvement est apparu ainsi que les premières réactions sur différents sites d’art contemporain. Je compte bientôt m’atteler à l’écriture de ce livre mais lorsque je me replonge ne serait-ce que quatre ans en arrière et que je me souviens de ce qui nous était rétorqué lors des débats, je m’aperçois que les idéologies de l’art officiel ont pris du plomb dans l’aile.
On ne nous sort plus Duchamp à tout bout de champ. Nous y avons peut-être un peu contribué mais surtout nous pouvons dire un grand merci à Pinoncelli le profanateur d’urinoirs artistiques.
La peinture qui était censée être morte a été ressuscitée tant bien que mal car elle est toujours considérée comme une possibilité entre autres à la disposition des artistes mais quelle peinture ? Il n’y a pas si longtemps que ça encore des expos de photos d’étudiants des Beaux-arts étaient appelées exposition de peinture ! Quelle subversion !!! C’est à l’image de certains débats de 2006 sur le forum du palais de Tokyo quand les Riches Douaniers voués corps et âmes à l’image numérique nous expliquaient avec suffisance la morale artistique de l’époque reléguant a passé l’idée même d’acquérir une oeuvre d’art et nous ringardisant d’avance.
Aujourd’hui je découvre que l’école des Beaux-arts de Bordeaux expose ses diplômes et organise une vente aux enchères et il est fort probable qu’il y ait des peintures. Les temps changent dirait-on. Les plus chanceux pourront compter sur leur famille et les relations pour tenter une première cote.
Pour aller au delà des achats de complaisance, il faudrait peut-être penser à expliquer aux gens (qui en ont la possibilité financière) ce qu’il y a de valorisant dans le fait de devenir collectionneur. A la différence de l’Allemagne et de l’Angleterre, la France n’a jamais rien fait dans ce sens bien au contraire. Cette réticence des Français à acheter des oeuvres d’art est loin d’être nouvelle. Nicolas Poussin s’en plaignait déjà.
En revoyant ce qui a changé en quatre ans, nous pourrions nous demander ce qui explique que notre peinture ne soit pas plus en vue. Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ? Qu’est-ce qui fait encore obstacle ?
Le premier obstacle est politique : Les milieux de l’art officiel ne pensent pas les choses en termes artistiques, ne regardent pas ce que dit une oeuvre mais tentent de cibler un profil d’artiste malléable selon les tendances du moment. Bien entendu il faut que l’artiste soit jeune ; les institutions ont tellement à faire pour tenter « d’insérer professionnellement » les diplômés de Beaux-arts qu’elles ne vont pas s’embarrasser avec des artistes quinquagénaires qui ont vraiment des choses nouvelles à exprimer dans l’art. L’insertion
professionnelle des artistes est une invention perverse des instances politiques qui ne comprennent rien à l’art. Loin de créer une émulation pour donner aux jeunes artistes l’envie d’aller dans la nouveauté elle aggrave un peu plus la situation. Nous ne pouvons donc pas compter sur les institutions sauf quand ça deviendra tendance de s’intéresser aux vieux artistes qu’elles auront contribué à laminer.
Le deuxième obstacle est économique : Nous n’avons ni argent ni relations pour avoir quelque chance d’intéresser une galerie en vue . L’absence de soutien institutionnel ne pourrait être compensée par des garanties que nous pourrions donner à une galerie pour l’encourager à nous exposer. Le temps n’est plus aux découvreurs risquant leur chemise pour lancer un artiste auquel il croient.
Le troisième obstacle est idéologique. Si la peinture est de mieux en mieux tolérée, il n’est lui toujours pas autorisée de s’inscrire dans la continuité de l’histoire. Pour les contrevenants c’est le tollé ou l’indifférence militante . Le mythe de la fin de l’histoire ne fait plus recette mais il est un peu comme une poule qui continue à courir lorsqu’elle est décapitée. Quand la machine idéologique est lancée, il ne suffit hélas pas de comprendre que l’on était dans l’erreur pour tirer les conclusions qui s’imposent afin de rectifier le tir.
Dans ce contexte, la partie semble loin d’être gagnée pour nous. Pas si sûr ! Une révolution des esprits est en marche parce qu’elle est nécessaire à la survie de l’humanité.
Bannir toute idée de progrès dans l’art, toute évolution des concepts en peinture c’est tout simplement bannir l’avenir . Lorsque l’inventivité humaine est verrouillée comme on a tenté de museler la création artistique il ne reste que qu’une logique économique implacable qui broie les hommes : chacun sait qu’elle devra ouvrir des brèches pour laisser passer l’humain. Dans le domaine artistique ceci consistera à réhabiliter l’impérieuse nécessité de l’avant garde dont le mouvement CONJONCTION fait partie.
Martina Charbonnel 2009 cible concentrique 20 70x70